
Le Souffle GuérisseurPiste 1 sur 10
Le rêve du monde
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Paroles
Français
Je parle depuis un lieu que je ne possède pas.
Un lieu fait d’autres voix, d’autres vents, d’autres mémoires.
Là où chaque respiration humaine rejoint le murmure des feuilles,
là où le sol retient les pas de ceux qui viendront après nous.
L’imagination n’appartient à personne.
Elle traverse.
Elle circule comme le sang dans la terre,
comme le sel dans les larmes,
comme la lumière entre deux saisons.
C’est un tissu mondial —
qui relie ce qui cherche la paix,
la beauté, la justice,
dans chaque culture, chaque langue, chaque silence.
Un chant commun sans partition :
chacun y dépose sa nuance,
et c’est cela, peut-être,
qui empêche le monde de se glacer.
La nuit devient atelier du vivant.
Pendant que nos corps reposent,
quelque chose travaille encore :
les songes reprennent le chantier,
remettent du sens là où le jour l’a érodé.
Le monde rêve à notre place,
soigne les plaies
répare l'imaginaire
Et quand l’aube revient,
nous croyons nous réveiller —
mais c’est le monde qui ouvre nos yeux.
Il y a urgence à réapprendre à rêver par soi-même.
Trop d’images nous ont été imposées,
trop de récits ont colonisé nos imaginaires.
Ils nous ont dit ce qu’il fallait penser, pour nous anasthésier
ils ont défini ce que devait être la beauté,
et nous avons oublié de regarder par nos propres fenêtres.
Rêver devient un acte de résistance douce.
une reconquête du regard.
Réinventer ce que signifie “voir”.
Rendre la vision à la sensibilité,
à la lenteur,
à la justesse du présent.
L’imagination est un espace de soin.
Elle guérit le réel de la domination.
Elle restitue à la vie son droit d’inventer.
Chaque arbre rêve sa graine.
Chaque rivière imagine sa courbe.
Chaque oiseau compose le ciel à sa manière.
L’imagination n’est pas réservée à l’humain —
elle est la langue du vivant.
Un souffle partagé entre les espèces,
une conscience qui dépasse nos contours.
Nous faisons partie d’un vaste rêve en train de s’écrire.
Un rêve collectif, sans auteur central,
où les montagnes, les peuples et les étoiles co-créent la trame.
L’imagination devient alors
une mémoire commune en construction,
une manière de penser avec le monde
au lieu de penser à sa place.
J’avance dans ce rêve réel
comme on traverse une foule aimante :
je reconnais, je salue, je participe.
Chaque image que je laisse passer
devient graine d’un autre monde,
et chaque silence,
un lieu où le possible se repose.
Imaginer, ici,
c’est rendre au monde son pouvoir de création.
C’est marcher avec lui,
sans hiérarchie, sans oubli.
C’est reconnaître la beauté
comme une forme de lucidité.
Je ne rêve pas pour moi.
Je rêve avec.
Avec les arbres, les enfants, les langues disparues,
avec les océans et les montagnes,
avec les ancêtres qui marchent encore dans la mémoire du vent.
L’imagination,
Territoires de partage.
Et tant qu’il respire,
le monde reste possible.
Imagination…
le rêve qui respire à travers nous.
Texte d’origine, tel que publié sur SoundCloud
Une nouvelle chanson des profondeurs
Paroles : Je chante depuis un lieu que je ne possède pas. Un lieu fait d’autres voix, d’autres vents, d’autres mémoires. Là où chaque respiration humaine rejoint le murmure des feuilles, là où le sol retient les pas de ceux qui viendront après nous.
L’imagination n’appartient à personne. Elle traverse. Elle circule comme le sang dans la terre, comme le sel dans les larmes, comme la lumière entre deux saisons.
C’est un tissu mondial — qui relie ce qui cherche la paix, la beauté, la justice, dans chaque culture, chaque langue, chaque silence. Un chant commun sans partition : chacun y dépose sa nuance, et c’est cela, peut-être, qui empêche le monde de se glacer.
La nuit devient atelier du vivant. Pendant que nos corps reposent, quelque chose travaille encore : les songes reprennent le chantier, remettent du sens là où le jour l’a érodé. Le monde rêve à notre place, soigne les plaies répare l'imaginaire
Et quand l’aube revient, nous croyons nous réveiller — mais c’est le monde qui ouvre nos yeux.
Il y a urgence à réapprendre à rêver par soi-même. Trop d’images nous ont été imposées, trop de récits ont colonisé nos imaginaires. Ils nous ont dit ce qu’il fallait penser, pour nous anasthésier ils ont défini ce que devait être la beauté, et nous avons oublié de regarder par nos propres fenêtres.
Rêver devient un acte de résistance douce. une reconquête du regard. Réinventer ce que signifie “voir”. Rendre la vision à la sensibilité, à la lenteur, à la justesse du présent.
L’imagination est un espace de soin. Elle guérit le réel de la domination. Elle restitue à la vie son droit d’inventer.
Chaque arbre rêve sa graine. Chaque rivière imagine sa courbe. Chaque oiseau compose le ciel à sa manière. L’imagination n’est pas réservée à l’humain — elle est la langue du vivant. Un souffle partagé entre les espèces, une conscience qui dépasse nos contours.
Nous faisons partie d’un vaste rêve en train de s’écrire. Un rêve collectif, sans auteur central, où les montagnes, les peuples et les étoiles co-créent la trame. L’imagination devient alors une mémoire commune en construction, une manière de penser avec le monde au lieu de penser à sa place.
J’avance dans ce rêve réel comme on traverse une foule aimante : je reconnais, je salue, je participe. Chaque image que je laisse passer devient graine d’un autre monde, et chaque silence, un lieu où le possible se repose.
Imaginer, ici, c’est rendre au monde son pouvoir de création. C’est marcher avec lui, sans hiérarchie, sans oubli. C’est reconnaître la beauté comme une forme de lucidité.
Je ne rêve pas pour moi. Je rêve avec. Avec les arbres, les enfants, les langues disparues, avec les océans et les montagnes, avec les ancêtres qui marchent encore dans la mémoire du vent.
L’imagination, Territoires de partage. Et tant qu’il respire, le monde reste possible.
Imagination… le rêve qui respire à travers nous.
Carlos Chapman, 2025
Repères
- Publication
- 16 octobre 2025
- Durée
- 4:34
- Genre
- Pop