
Le Souffle GuérisseurPiste 2 sur 10
Je respire le monde
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Paroles
Français
Intro — souffle / LU-1
Je me lève dans la lenteur.
La lumière m’effleure, me leurre, me révèle.
Elle glisse sur les murs comme une mémoire sans nom.
Je la regarde se poser,
et dans son éclat, je me dépose aussi.
Refrain I — ouverture / LU-9
Je respire le monde,
et le monde s’inspire de moi.
Strophe II — dissolution / LU-5 → LU-7
Chaque souffle se prolonge,
chaque silence s’étire,
comme si l’air cherchait mes contours pour mieux les dissoudre.
Je ne sais plus où je commence.
Le vent me pense.
La poussière me reconnaît.
Pont I — mouvement d’air
Le rideau se lève — drame discret, danse d’air.
Je tends la main :
le tissu frôle ma peau,
et ce contact dit plus que mille paroles.
Refrain II — apprentissage / échange LI-D5
Je respire le monde,
et le monde m’apprend à dire.
Strophe III — épreuve et matière / LU-7 → LU-9
Les choses s’approchent,
non pour me parler,
mais pour m’éprouver.
Le bois garde ma chaleur,
le mur me rend mon poids,
le temps me glisse entre les doigts,
comme une eau sans rive ni détour.
Pont II — silence / source / LU-11
Je sens les mots se taire.
Je deviens leur silence.
Je deviens leur source.
Le monde pulse,
ma peau répond,
et tout ce qui passe en moi se souvient de tout.
Refrain III — union du souffle / LU-9 → E9
Je respire le monde,
et le monde respire en moi.
Coda — mue / transformation / LU-10 → LU-11
Alors je ferme les yeux.
Ce n’est plus un geste,
c’est une mue.
Je disparais dans le présent,
comme une phrase qu’on lit avant de comprendre.
Et quand j’ouvre les paupières,
le réel a changé de respiration.
Dernier refrain — suspendu / silence final 2 tps
Je respire le monde —
et le monde,
me respire.
Texte d’origine, tel que publié sur SoundCloud
Je me lève dans la lenteur. La lumière m’effleure, me leurre, me révèle. Elle glisse sur les murs comme une mémoire sans nom. Je la regarde se poser, et dans son éclat, je me dépose aussi.
Je respire le monde, et le monde s’inspire de moi.
Chaque souffle se prolonge, chaque silence s’étire, comme si l’air cherchait mes contours pour mieux les dissoudre. Je ne sais plus où je commence. Le vent me pense. La poussière me reconnaît.
Le rideau se lève — drame discret, danse d’air. Je tends la main : le tissu frôle ma peau, et ce contact dit plus que mille paroles.
Je respire le monde, et le monde m’apprend à dire.
Les choses s’approchent, non pour me parler, mais pour m’éprouver. Le bois garde ma chaleur, le mur me rend mon poids, le temps me glisse entre les doigts, comme une eau sans rive ni détour.
Je sens les mots se taire. Je deviens leur silence. Je deviens leur source. Le monde pulse, ma peau répond, et tout ce qui passe en moi se souvient de tout.
Je respire le monde, et le monde respire en moi.
Alors je ferme les yeux. Ce n’est plus un geste, c’est une mue. Je disparais dans le présent, comme une phrase qu’on lit avant de comprendre. Et quand j’ouvre les paupières, le réel a changé de respiration.
Je respire le monde — et le monde, me respire.
Carlos Chapman, 2025
Repères
- Publication
- 15 octobre 2025
- Durée
- 3:14
- Genre
- Indie