
Qui parle à leur place ?Piste 3 sur 8
Des clés sous la peau (rap)
Une boulangère, une rivière, un détour et une part de quiche : chaque rencontre ajoute une clé au carillon du corps.
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Ce que porte ce morceau.
La part de quiche m’importe autant que l’astrolabe. Elle garde les pieds du texte dans une vie qui se partage à table. Ce personnage fouille les villes, les livres et les guichets ; son propre corps finit par sonner. Chaque détour rapporte une clé, chaque rencontre ouvre une autre manière d’habiter.
Le trousseau proposé en introduction devient une idée de percussion. Les « cling-clang » prolongent le jeu, tandis que les rimes passent du carillon aux campanules, du burlesque aux arabesques. J’aime ce moment où la carte s’enrichit grâce aux chemins de traverse. Une personne arrive avec sa valise ; on lui confie le marché, la rivière, les voisins. Le dernier refrain se conjugue ensemble. Toc toc : la chanson a préparé une place.
Paroles
Français
Intro : un trousseau secoué en rythme, qui devient la charley
Écoute… ça sonne.
J’ai passé ma vie à fouiller les portes, les guichets, les trappes,
Les livres à double fond, les villes aux mille étapes ;
Des cartes géantes partout, impossibles à replier, des nappes !
Je cherchais où file le temps : il m’attendait aux agapes.
Puis un soir, à la fenêtre, j’entends tinter une breloque,
Pas dans ma poche, pas dans la rue, pas au fond de la bicoque…
Ça vient de moi ! Je ris tout seul, comme un ventriloque :
Je lève un bras, ça sonne ; je respire, ça fait toc-toc !
J’ai des clés sous la peau, des étoiles en carillon,
Je marche et ça tinte, je danse et ça fait cotillon,
Des chemins minuscules qui s’allument en tourbillon,
Et la ville me répond, porte à porte, sillon par sillon !
Je ne sais pas tous leurs noms : l’une ouvre les campanules,
L’autre ouvre le silence, une autre le bal des noctambules,
Et la plus petite, la plus folle, la plus minuscule,
Ouvre en grand le fou rire du monde, et le monde bascule !
Cling-clang ! Ça s’ouvre !
Cling-clang ! Ça danse !
×2
La première, la boulangère me l’a donnée d’un « comme d’hab ? »,
La deuxième, un vieux voisin, dans sa langue, en trois syllabes,
La troisième, la rivière, l’été où j’ai nagé comme un crabe,
La quatrième, la nuit : elle m’a prêté son astrolabe.
Y a celle de l’enfant qui fait de trois bouts de bois une fresque,
Un royaume de cailloux, un dragon de liège, un roi burlesque ;
Y a celle de l’homme qui relance sa musique, que personne n’entend, ou presque,
Mais les arbres battent la mesure en arabesques !
Et mes détours, mes zigzags, mes chemins en friche,
Je croyais m’égarer : j’avais juste une carte plus riche,
Des spirales en cachette, des sentiers qu’on défriche…
Chaque pas de travers m’a rapporté une clé, et une part de quiche !
Chaque trace gardait son code, comme la sève dans la branche,
Chaque joie, chaque vertige, une boussole qui se déclenche ;
Tout ce que j’ai vécu vibrait comme une anche,
Et la vie jouait sa musique, le lundi comme le dimanche !
Un jour, quelqu’un arrivera, valise à roulettes, bonnet de peluche,
Je décrocherai de mon bras ma clé la plus douce, ma coqueluche,
Je lui dirai : « Tiens : le marché, la rivière, les voisins, la ruche… »,
Et cet hiver on partagera le feu, la soupe et la bûche !
(parlé) Une clé, ça ne s’hérite pas. Ça se confie.
On a des clés sous la peau, des étoiles en carillon,
On marche et ça tinte, on danse et ça fait cotillon,
Des chemins minuscules qui s’allument en tourbillon,
Et la ville nous répond, porte à porte, sillon par sillon !
On ne sait pas tous leurs noms : l’une ouvre les campanules,
L’autre ouvre le silence, une autre le bal des noctambules,
Et la plus petite, la plus folle, la plus minuscule,
Ouvre en grand le fou rire du monde, et le monde bascule !
Toc toc.
Entre. C’est ouvert.
Texte d’origine, tel que publié sur SoundCloud
Une boulangère, une rivière, un détour et une part de quiche : chaque rencontre ajoute une clé au carillon du corps.
Le trousseau qui devient charley donne au morceau son idée de départ : la vie peut tinter depuis l’intérieur du corps. Les clés viennent d’un voisin, d’une baignade, d’un enfant, d’une musique presque inentendue. Les rimes bondissent entre astrolabe, crabe et quiche ; les « cling-clang » font réponse. À la fin, le « je » devient « on » et l’expérience se confie à quelqu’un qui arrive.
Paroles / partition
Écoute… ça sonne.
J’ai passé ma vie à fouiller les portes, les guichets, les trappes, Les livres à double fond, les villes aux mille étapes ; Des cartes géantes partout, impossibles à replier, des nappes ! Je cherchais où file le temps : il m’attendait aux agapes. Puis un soir, à la fenêtre, j’entends tinter une breloque, Pas dans ma poche, pas dans la rue, pas au fond de la bicoque… Ça vient de moi ! Je ris tout seul, comme un ventriloque : Je lève un bras, ça sonne ; je respire, ça fait toc-toc !
J’ai des clés sous la peau, des étoiles en carillon, Je marche et ça tinte, je danse et ça fait cotillon, Des chemins minuscules qui s’allument en tourbillon, Et la ville me répond, porte à porte, sillon par sillon ! Je ne sais pas tous leurs noms : l’une ouvre les campanules, L’autre ouvre le silence, une autre le bal des noctambules, Et la plus petite, la plus folle, la plus minuscule, Ouvre en grand le fou rire du monde, et le monde bascule !
Cling-clang ! Ça s’ouvre ! Cling-clang ! Ça danse ! (×2)
La première, la boulangère me l’a donnée d’un « comme d’hab ? », La deuxième, un vieux voisin, dans sa langue, en trois syllabes, La troisième, la rivière, l’été où j’ai nagé comme un crabe, La quatrième, la nuit : elle m’a prêté son astrolabe. Y a celle de l’enfant qui fait de trois bouts de bois une fresque, Un royaume de cailloux, un dragon de liège, un roi burlesque ; Y a celle de l’homme qui relance sa musique, que personne n’entend, ou presque, Mais les arbres battent la mesure en arabesques ! Et mes détours, mes zigzags, mes chemins en friche, Je croyais m’égarer : j’avais juste une carte plus riche, Des spirales en cachette, des sentiers qu’on défriche… Chaque pas de travers m’a rapporté une clé, et une part de quiche !
Chaque trace gardait son code, comme la sève dans la branche, Chaque joie, chaque vertige, une boussole qui se déclenche ; Tout ce que j’ai vécu vibrait comme une anche, Et la vie jouait sa musique, le lundi comme le dimanche !
Un jour, quelqu’un arrivera, valise à roulettes, bonnet de peluche, Je décrocherai de mon bras ma clé la plus douce, ma coqueluche, Je lui dirai : « Tiens : le marché, la rivière, les voisins, la ruche… », Et cet hiver on partagera le feu, la soupe et la bûche ! (parlé) Une clé, ça ne s’hérite pas. Ça se confie.
On a des clés sous la peau, des étoiles en carillon, On marche et ça tinte, on danse et ça fait cotillon, Des chemins minuscules qui s’allument en tourbillon, Et la ville nous répond, porte à porte, sillon par sillon ! On ne sait pas tous leurs noms : l’une ouvre les campanules, L’autre ouvre le silence, une autre le bal des noctambules, Et la plus petite, la plus folle, la plus minuscule, Ouvre en grand le fou rire du monde, et le monde bascule !
Toc toc. Entre. C’est ouvert.
« Des clés sous la peau (rap) » — piste 3/8 de « Qui parle à leur place ? » — Carlos Chapman.
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Repères
- Publication
- 14 octobre 2026
- Durée
- 4:10
- Genre
- Hip-hop & Rap