
Album · 26 mai 2026
Le Pont Guérisseur
Texte original de l’album
Ce que porte cette œuvre.
Poétique et géohumaniste, majoritairement en français, traversé par le Langage Vivant, la kairophonie, le spoken word, le rap conscient et des textures électro-organiques. Des passages vers une réparation générale : peuples, arbres, sources, mondes, mémoire, police du futur, pont guérisseur, le peuple des 4 chemins réunis, la réponse vivante, toutes les sources chantent en nous
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Français
multi-métaphore J’écarte l’air comme on écarte des fougères humides. Sous ma paume, une peau du monde répond. Mon pas frappe la terre et la terre imprime un rythme dans ma cage thoracique. Je deviens une artère de passage. Le chemin circule en moi comme une eau fine, il tourne, il cherche, il trouve, il recommence, et chaque battement lui donne un angle neuf. Dans mon ventre, une clairière se forme. Une clairière de chaleur, de sève, de salive, un lieu où les pensées se posent comme des oiseaux sur une branche basse. J’inspire : les chemins entrent. J’expire : les chemins sortent. Je marche dans un corps plus vaste. L’humanité forme un grand visage aux millions de pores, et chaque ville devient une empreinte, chaque main une jonction, chaque regard une passerelle entre deux saisons. Au-dessus, les étoiles écrivent des repères sur la peau du ciel. Je lève les yeux : des constellations s’alignent comme des nerfs lumineux. Je baisse les yeux : des racines dessinent la même géométrie sous l’humus. Le haut et le bas se reconnaissent. Mon souffle fait le lien. Le chemin naît à l’intérieur de mon cou. Il passe par la gorge, il sonne dans les os, il s’ouvre dans les omoplates, il descend le long de la colonne en spirale chaude, il ressort par les plantes des pieds, et la terre l’accueille comme un ancien mot. Je crée un chemin comme on allume un feu doux dans une grotte. Je crée un chemin comme on libère une source sous une pierre. Je crée un chemin comme on ouvre une fenêtre dans une forêt de broussailles. Alors l’espace s’écarte. Une clairière apparaît dans le grand tout, un cercle d’air vivant, un seuil de lumière terrestre, et mon corps entier marche dedans. - 079:01Sa page →
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Français
Les lieux parlent à travers moi, les yeux parlent à travers le soleil. La lumière me traverse, me tresse, m’adresse, elle glisse, elle insiste, elle est abondance d'oseille Je marche dans un monde qui me traverse, qui me marque et me relie. Chaque pas dépose une trace, chaque trace devient mémoire en vie. Une colline incline le regard, elle entre, elle entoure, elle garde. La pierre respire un silence dense, où le temps se dépose et regarde. Les villes vibrent vite, vif vertige des rires, les fleuves déroulent et respirent. Les montagnes maintiennent la matière, elles tiennent le temps dans la lumière. La lumière me traverse. Je marche, matière en mouvement mêlée, porté par des lieux qui me parlent en secret. Un réseau réel se révèle et me relie, dans le corps, dans l’accord, dans l’écologie. Un souffle circule — cellule à cellule, il aime, il ondule, il rêve de mandibule Il me traverse et s'exprime sans se faire de bile il me donne une langue pour mieux ressentir la faune la flore et les paysages Les yeux parlent à travers le soleil, chaque regard réveille une veille. Une mémoire en mouvement, monument du moment, où le vivant est langage vivant, précis, au cœur du soir La lumière me traverse, elle circule sans cesse elle tisse avec tendresse Les lieux parlent à travers moi, et quelque chose s’ouvre, et quelque chose insiste. Je sens le nord dans l’épaule, le sud dans le ventre, l’est dans le matin, l’ouest dans le centre du destin Les directions vibrent dans le corps, accord, désaccord, réaccord. Une carte s’inscrit sous la pluie, un axe s’ancre, précis, dans les replis de tes émotions endormies. Je parle avec ce qui me dépasse, je respire avec ce qui m’accorde. Chaque lieu engendre, chaque passage s’ouvre et déborde. La lumière me traverse, Elle dessine des lignes dans le vivant, elle tisse des liens dans le présent, elle place l'estime de soi dans le corps. Les lieux parlent à travers nous. Ha — a — o — R — l — m — la langue roule, relie, résonne. le son s’ancre, s'offre en terre. c'est libre, comme un rire de de lumière qui nous traverse, Un chant circule, un champ s’accorde, le vivant déborde.
Récit complet
L’album, de l’intérieur.
album de création musicale hybride, majoritairement en français, traversé par des chants en Langage Vivant, des fragments de kairophonie, des voix parlées, des pulsations organiques, des élans rap et des paysages sonores expérimentaux.
- Artiste
- Carlos Chapman
- Publication musicale
- 26 mai 2026
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