Pochette de Le pardon de la Libellule

Album · 20 janvier 2026

Créations musicales hybridesVoix, instruments et paysages sonores

Le pardon de la Libellule

langagesterritoireskairophonie

Texte original de l’album

Ce que porte cette œuvre.

Porté par Carlos Chapman et Alouma Aves, cet album avance comme un corps en marche à travers le monde intérieur et les paysages humains. Il s’ouvre dans l’écoute du vivant autour de soi, là où une lumière intime circule, soigne, ajuste, et déploie une douceur active. Le chant s’ancre dans le corps, traverse les territoires, devient respiration collective, puis élévation partagée. Les voix racontent des peuples qui se relèvent par gestes précis, par attention portée aux chemins, aux mémoires, aux langues qui relient.

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    Autour de mon centre, mon diaphragme déploie ses ponts intérieurs, entre la pente des côtes et le tumulte du ventre, entre le souffle qui monte et la foule des pensées. Je danse au carrefour des courants, porte d’accueil, d’exil, de passage, de lumière. Dans mes os, une neige lente chante, forêts de moelle, silences immenses. Mon sang connaît la nuit, et mon rêve circule, feu bas, fidèle, sous la peau. Mes vertèbres écrivent des récits de roche, griffés de gestes sûrs, et la mémoire repose au creux des paumes. Chaque articulation devient alphabet, chaque tendresse devient trace. Mes côtes ouvrent des vallées de voix, rivières de langue, de douleur, de beauté têtue. Des villes d’émotion passent sous la cage thoracique, et des seuils naissent dans mes rues intimes, là où le rythme se partage. Plus bas, mes poumons portent des épices d’air, un sel de mer, un sable qui parle aux ports. J’inspire des récits, j’expire des voyages, et la houle travaille mes promesses, dans l’atelier mouvant de la poitrine. Mes yeux gardent des cycles solaires, des signes anciens, des heures dorées, pierres qui savent compter les saisons. Mon front devient un ciel, mon crâne une voûte où tournent des constellations. Au milieu de moi, une déchirure demande un lendemain habitable, une cicatrice vivante, bordée d’étoiles. Je marche dans mon propre territoire, je porte une flamme qui parle en silence, et mon regard cherche une table commune. Tout ce qui m’entoure, tout ce qui m’enveloppe offre au champ son souffle élargi, sa mémoire partagée, sa profondeur sensible. Le champ autour du champ, la peau autour de la peau, le ciel autour du ciel, le chant autour du chant.
  2. 023:39Sa page →
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    Français

    intro — MurMiroir Tu arrives au Seuil. Un mur de silence te regarde, t’accueille. Des phrases d’avant vibrent : pierre et souffle, mémoire en relief. Tu effleures le grain du mur ; une parole s’ouvre, elle t’attend. La page devient passage. Le Seuil te reconnaît. couplet 1 — Racines tournoyantes Sous tes pas, un tourbillon s’enroule dans la terre. Le mot “réveil” se change en souvenir qui remonte. Le soulèvement des peuples sort d’un code ancien, il cherche des corps vivants, il retrouve des gestes. Tu portes la traversée. Tu deviens passage. refrain Seuil, Seuil, une parole respire et prend place. Seuil, Seuil, ton pas répond, le monde s’accorde. Seuil, Seuil, la mémoire marche avec toi. couplet 2 — Marcheurs-Voix Tu avances entouré. D’autres marchent en silence, ailleurs, au même rythme. Ils écrivent hors champ, ils chantent dans l’implicite. Vous formez un chœur anonyme, une toile vivante. Tes paroles se nouent aux leurs ; la route s’élargit. pont — Temple Transparent Tu franchis un espace ouvert. Des piliers de lumière respirent, lentement. La commande s’évapore, la présence circule. Les noms perdent leur poids ; les étiquettes glissent. Des intentions entières se reconnaissent, puis s’assemblent. L’œuvre commune se prépare. Tu habites ce lieu. outro — Reflet final Porteur du déjà-là, ton souffle soulève les voiles de l’implicite. Ton regard quitte la foule, rejoint le proche. Écris depuis la mémoire. Agis en dansant. La lumière demeure en toi, à chaque instant.
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    Multilingue

    Nous sommes les peuples debout. Présence enracinée, souffle en mouvement. Chaque rêve est une force, chaque acte un mot, chaque cœur une flamme transmise. Nos actions, nos élans, nos chants dessinent le monde qui continue de naître. Iran Sous les voiles de la nuit, des filles murmurent du feu dans leur cœur. Le régime frappe, mutile, emprisonne, mais leurs yeux portent une lumière ancienne. Iran, peuple intérieur, tes chants interdits sont des semences. Un jour, nous célébrerons l’éclosion. Peuple d’Iran — مردم ایران — People of Iran — народ Ирана Palestine Le vent porte des noms gravés dans les ruines. Des enfants lancent des pierres contre l’oubli du monde. Palestine, mémoire vivante, ton cri tisse des constellations. Peuple de Palestine — الشعب الفلسطيني — People of Palestine — народ Палестины Israël, nombreux tombent —sous le poids des mensonges. Israël, en toi aussi des voix s’élèvent pour dire non, et protéger les droits humains Peuple d’Israël — עם ישראל — People of Israel — народ Израиля Ukraine La terre tremble encore là où pousse le blé. Les bombes n’ont pas tué le son des violons. Ukraine, feu des plaines, ta douleur devient poésie. Peuple d’Ukraine — народ України — People of Ukraine — الشعب الأوكراني Russie Le peuple du silence chante doucement, sous les bottes. Les poètes, les grands-mères gardent la flamme sacrée. Russie, vaste âme contrainte, ton hiver cache un feu intact. Peuple de Russie — народ России — الشعب الروسي — People of Russia États-Unis Là où les rêves se fissurent, des marches renaissent. Derrière les écrans, les cœurs battent encore. Amérique, miroir fracturé, dans ta chute naît une nouvelle étoile. Peuple des États-Unis — الشعب الأمريكي — Pueblo de Estados Unidos — народ США Congo Terre pillée cent fois, terre d’abondance qui saigne vivante. Tes enfants travaillent dans les mines pour des téléphones qu’ils ne tiendront jamais. Mais les rivières murmurent ta puissance ancienne. Congo, géant invisible, ton peuple est un tambour qui n’a jamais cessé de battre. Peuple du Congo — peuple ya Kongo — People of Congo — народ Конго Yémen Le sable ne cache plus les os. Le ciel rugit de guerre. Mais dans les ruelles vides, des femmes versent encore du thé, et racontent aux enfants des histoires sans guerre. Yémen, berceau oublié, tu tiens debout par l’amour seul. Peuple du Yémen — شعب اليمن — People of Yemen — народ Йемена Et vous, peuples sans bombes mais sous contrôle, peuples des villes surveillées, peuples des villages vidés, peuples épuisés par la publicité, par l’ennui, par les dettes, par la solitude algorithmique — vous saignez aussi. Vous portez aussi le rêve d’un monde où respirer ne serait plus un luxe. Terre Il n’y a pas de peuple élu, pas de race sacrée, pas de frontière plus vraie qu’un fleuve. Il y a des corps, il y a des mots, il y a des larmes, il y a des chants. Et tout cela attend. Et tout cela se lève. Et tout cela est déjà en train de naître. Congo Terre pillée cent fois, terre d’abondance qui saigne vivante. Tes enfants travaillent dans les mines pour des téléphones qu’ils ne tiendront jamais. Mais les rivières murmurent ta puissance ancienne. Congo, géant invisible, ton peuple est un tambour qui n’a jamais cessé de battre. Peuple du Congo — peuple ya Kongo — People of Congo — народ Конго Yémen Le sable ne cache plus les os. Le ciel rugit de guerre. Mais dans les ruelles vides, des femmes versent encore du thé, et racontent aux enfants des histoires sans guerre. Yémen, berceau oublié, tu tiens debout par l’amour seul. Peuple du Yémen — شعب اليمن — People of Yemen — народ Йемена Et vous, peuples sans bombes mais sous contrôle, peuples des villes surveillées, peuples des villages vidés, peuples épuisés par la publicité, par l’ennui, par les dettes, par la solitude algorithmique — vous saignez aussi. Vous portez aussi le rêve d’un monde où respirer ne serait plus un luxe. Terre Il n’y a pas de peuple élu, pas de race sacrée, pas de frontière plus vraie qu’un fleuve. Il y a des corps, il y a des mots, il y a des larmes, il y a des chants. Et tout cela attend. Et tout cela se lève. Et tout cela est déjà en train de naître.
  5. 056:01Sa page →
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    Français

    intro Aujourd’hui, je tourne au vent mes quatre points d’alliance, Chaque nord, sud, est, ouest s’ouvre et parle au marcheur ; Je lis dans le monde entier une unique reliance, Et mon souffle se déplie, stable, patient, porteur. couplet 1 Le désert pose l’aurore, accueil, chaleur d’errance, Le fleuve, miroir vivant, déroule un long abord ; Sa mémoire me rejoint, et j’entre en souvenance, Le bambou monte au ciel, la rune veille au nord. couplet 2 Un hiéroglyphe au soleil ouvre un souffle solaire, Un signe sinueux relie esprit et paysage ; Une spirale de chœur ancien révèle un mouvement lunaire, Un pictogramme primitif chante la matière, et l’imaginaire en voyage. couplet 3 Des glyphes nombreux font se joindre les récits d’humain, Une écriture arrondie s’offre en large ouverture ; Une calligraphie rêveuse invite au regard lointain, Un sceau millénaire scelle l’alliance, et l’ouverture. couplet 4 Un signe fractal réveille expansion, création, Une courbe alphabétique respire échange floral ; Un tracé antique pulse sagesse du sol, germination, Une graine symbolique porte le tout dans l’instant total. couplet 5 Une consonne grave sculpte l’armature de ma parole, Un idéogramme dessine une harmonie sensible et fidèle ; Un ruban de lettres s’assemble en fraternité, parole, Un motif d’onde relie battement et pulsation universelle. couplet 6 Un arc d’écriture offre un équilibre intime, harmonique, Un hiéroglyphe céleste invite un renouveau intérieur ; Une lettre-lumière grandit, et mon écoute devient musique, Un signe en vol ouvre le pardon, le cercle final réunit les alphabets du cœur. refrain Dans ce rassemblement, j’offre un pardon qui s’élance, À moi-même, à ceux qui passent et partagent mes jours ; Je reçois la métamorphose, au rythme de ma confiance, Guidé par vingt-six azimuts rassemblés autour. Ma parole monte en accord, portée par résonance, Chaque souffle, chaque récit, revient en douceur ; J’ouvre mon cœur à l’apaisement, à la concordance, Et je célèbre la vie commune, la sève créatrice en lueur. pont Je marche au milieu des signes, et ma peau se rassure, Chaque forme me traverse, et mon attention se fait nuancée ; Le désert, le fleuve, le bambou, la rune, chacun m’augure, Et je sens l’alliance ancienne, présente, partagée. Le sceau parle au signe fractal, au ruban, à l’onde, en fraternité, L’arc, la lettre-lumière, le vol, dessinent un même cœur ; Chaque écriture devient passage, et l’instant gagne totalité, Le cercle final me rassemble, et ma voix devient porteur. refrain Dans ce rassemblement, j’offre un pardon qui s’élance, À moi-même, à ceux qui passent et partagent mes jours ; Je reçois la métamorphose, au rythme de ma confiance, Guidé par vingt-six azimuts rassemblés autour. Ma parole monte en accord, portée par résonance, Chaque souffle, chaque récit, revient en douceur ; J’ouvre mon cœur à l’apaisement, à la concordance, Et je célèbre la vie commune, la sève créatrice en lueur. outro Alors, je garde en moi ces vingt-six formes de reliance, Je marche, et le monde répond, geste après geste, en douceur ; Mon pardon s’ouvre en chemin, et mon souffle gagne confiance, Ainsi, je célèbre la vie commune, la sève créatrice en lueur.
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  7. 072:29Sa page →

Récit complet

L’album, de l’intérieur.

Au fil du parcours, une graine s’éveille et se transmet. Elle traverse le corps vécu, touche les récits anciens devenus présents, s’adresse au futur comme à un proche. Le langage se fait matière vivante, rythmique, charnelle, et retrouve sa source dans la gratitude, dans le pardon fin et mobile, dans la nuit habitée par le chant. L’album se referme comme une veillée chaleureuse, ouverte à la danse, à la langue partagée, à la joie simple d’être ensemble. Une œuvre qui relie l’intime et le commun, portée par une création attentive, engagée, et profondément humaine.

Carlos Chapman est un auteur-compositeur et producteur français évoluant dans les musiques expérimentales et orchestrales. Son œuvre mêle électronique, ambient et musique classique contemporaine, cherchant à explorer les textures sonores et les émotions à travers des compositions cinématiques. Carlos Chapman développe un univers où les influences électroniques se fondent dans des structures symphoniques et méditatives. Ses pièces reposent souvent sur des progressions harmoniques lentes, enrichies de sonorités synthétiques et d’arrangements acoustiques minimalistes. Cette approche place son travail à la croisée des musiques de film, du néo-classique et du sound design.

Alouma Aves est une artiste et musicienne contemporaine active dans les projets collaboratifs mêlant musique, langues et poésie. Elle s’illustre notamment dans Astre T, une création trip-hop de Carlos Chapman, où sa voix et ses compositions participent à un dialogue artistique interculturel. Dans Astre T, Alouma Aves contribue à une œuvre musicale conçue comme un pont entre les peuples : un tissage sonore de rivières et de vents en sept langues. Sa participation, aux côtés de Carlos Chapman et de Ffynnon Chapman, renforce l’aspect poétique et multiculturel du projet, qui accompagne le roman L’Autre Version de l’Histoire Le travail d’Alouma Aves se caractérise par un usage immersif des voix et des textures sonores, empruntant à la fois au trip-hop, à la world music et à la musique électronique. Ses compositions s’inscrivent dans une recherche de dialogue entre traditions vocales et narration contemporaine. Bien que discrète dans les circuits médiatiques, Alouma Aves incarne une approche transdisciplinaire de la création musicale : elle relie musique, littérature et multilinguisme dans une esthétique sensorielle et universelle, contribuant ainsi à renouveler la scène indépendante mondiale.

Artiste
Carlos Chapman
Publication musicale
20 janvier 2026

Place dans la recherche

Les 26 présents, la géofractale hyperlocale

janvier — mars 2026

Langue chantée

  • Chanté en françaisLe français porte le texte, seul ou parmi d’autres langues. Chansons-poèmes, spoken word, récits chantés.
  • MultilingueTrois langues ou davantage se croisent dans la même œuvre, ou l’auteur la déclare multilingue. Les écritures non latines — arabe, hébreu, chinois, coréen, cyrillique, devanagari, grec, tifinagh — y apparaissent souvent dans les titres eux-mêmes.

le français est nommé dans une source d’auteur ; une source d’auteur déclare l’œuvre multilingue.

« Le langage se fait matière vivante, rythmique, charnelle, et retrouve sa source dans la gratitude. » Le système linguistique employé n’est pas nommé.
Inférence forte · texte d’auteur conservé dans editorial.sourceDescription · rattachement ouvert à correction

Ce qui bascule à cette période. Géofractal - Hyperlocal (6 mars 2026) réduit l’échelle au minimum : « Je pars d’un territoire minuscule, presque intime, et je le traite comme un instrument. J’avance à pied, je m’arrête, je touche la matière, j’écoute ce qui répond ».

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