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Musique ADN / Kairophonie

La lumière me traverse

Une chanson où les lieux, la lumière, le corps et le vivant composent une géographie sensible en mouvement.

2 juillet 2026Chanson · Carlos ChapmanMusique ADN / Kairophonie

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La lumière me traverse

Album : Symbols of Light

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Paroles

La lumière me traverse

Les lieux parlent à travers moi, les yeux parlent à travers le soleil. La lumière me traverse, me tresse, m’adresse, elle glisse, elle insiste, elle est abondance d’oseille

Je marche dans un monde qui me traverse, qui me marque et me relie. Chaque pas dépose une trace, chaque trace devient mémoire en vie.

Une colline incline le regard, elle entre, elle entoure, elle garde. La pierre respire un silence dense, où le temps se dépose et regarde.

Les villes vibrent vite, vif vertige des rires, les fleuves déroulent et respirent. Les montagnes maintiennent la matière, elles tiennent le temps dans la lumière.

La lumière me traverse.

Je marche, matière en mouvement mêlée, porté par des lieux qui me parlent en secret. Un réseau réel se révèle et me relie, dans le corps, dans l’accord, dans l’écologie.

Un souffle circule — cellule à cellule, il aime, il ondule, il rêve de mandibule Il me traverse et s’exprime sans se faire de bile il me donne une langue pour mieux ressentir la faune

la flore et les paysages

Les yeux parlent à travers le soleil, chaque regard réveille une veille. Une mémoire en mouvement, monument du moment, où le vivant est langage vivant, précis, au cœur du soir

La lumière me traverse, elle circule sans cesse elle tisse avec tendresse

Les lieux parlent à travers moi, et quelque chose s’ouvre, et quelque chose insiste.

Je sens le nord dans l’épaule, le sud dans le ventre, l’est dans le matin, l’ouest dans le centre du destin

Les directions vibrent dans le corps, accord, désaccord, réaccord. Une carte s’inscrit sous la pluie, un axe s’ancre, précis, dans les replis de tes émotions endormies.

Je parle avec ce qui me dépasse, je respire avec ce qui m’accorde. Chaque lieu engendre, chaque passage s’ouvre et déborde.

La lumière me traverse,

Elle dessine des lignes dans le vivant, elle tisse des liens dans le présent, elle place l’estime de soi dans le corps.

Les lieux parlent à travers nous.

Ha — a — o —

R — l — m — la langue roule, relie, résonne.

le son s’ancre, s’offre en terre. c’est libre, comme un rire de de lumière qui nous traverse, Un chant circule, un champ s’accorde, le vivant déborde.

Texte et musique : Carlos Chapman.